Des espaces trop petits ou trop pleins ? 

verre qui deborde pour symboliser le désequilibre entre le contenu trop grand et le contenant trop petit

L'encombrement, c'est tout ce qui occupe un espace et entrave son usage. 

Soit cet espace demande une logistique et un effort demesurés pour être utilisé, soit sa fonction est détournée pour ne servir que l’encombrement.

Comme le grand garage qui ne peut plus accueillir de voiture. 

 

Cet encombrement entrave ton quotidien, te ralentis, t’agace, complique certaines tâches ou donne simplement la sensation de ne jamais vraiment être  “tranquille chez soi”.

 

Chaque personne a sa propre vision de l’encombrement.

Pour une, quelques documents qui traînent et son seuil de tolérance est explosé.

Une autre se dira “tant que j’arrive à ouvrir les fenêtres et à reconnaître la forme du lit …Ça va !”. 

 

L’encombrement n’est pas seulement une question esthétique

Un espace ne se résume pas à son apparence. Il doit aussi permettre de circuler, de ranger, de travailler, de se reposer, de recevoir, de cuisiner, de jouer… bref, de vivre.

Mais il y a une réalité de l’encombrement, c’est l’effet sur le corps et le mental.

Une étude de l'Université de Californie de 2012 a montré que les femmes vivant dans des foyers encombrés présentaient des niveaux de cortisol (l'hormone du stress) plus élevés que celles vivant dans des espaces ordonnés.

 

Le désordre physique n'est pas neutre.

Lorsque ton regard rencontre en permanence des objets sans place définie, des tâches inachevées ou des choses qui demandent ton attention, ton cerveau doit continuellement traiter ces informations.

 

Autrement dit, ton salon encombré t’épuise sans que tu le saches.

C’est “le bruit visuel”. Comme le bruit sonore, il a des effets en quelques minutes (visualise la débroussailleuse du voisin).

 

Souvent avoir plus d’espace ne règle rien

Les gens qui vivent dans de grandes maisons encombrent de grandes maisons. Ceux qui vivent dans de petits appartements encombrent de petits appartements.

L’encombrement, c'est d'abord une décision qui n'a pas été prise.

C’est la somme des “je garde au cas où”, je verrai plus tard”, “je ne sais pas où le mettre”, “je ne sais pas si je dois le garder”, “je n’ai pas l’énergie de m’en occuper maintenant”.

Une décision reportée n’a pas disparu.

 

Et toutes ces petites “non décisions” se multiplient, elles deviennent un décor. Puis une gêne. Puis une charge mentale.

 

Des objets ou des bouts de moi ?

Désencombrer ce n’est pas que décider du sort d’objets inanimés.

Tu ne tries pas seulement des vêtements, des documents ou des accessoires. tu tries parfois des versions de toi.

Le toi du passé qui faisait du sport tous les matins ou jouait avec ses enfants (ils étaient si petits et si mignons).

Le toi du futur qui allait réparer cette lampe ou qui sortirait la belle vaisselle  “pour les grandes occasions”.

Souvent le toi rêvé, qui crée, qui peint, celui qui enfin va se mettre au piano. Mais le piano est déjà là, on ne va pas s’en séparer. 4 ans qu’il sert de station pour plier le linge, ça ferait drôle s’il n’était plus là. Et puis en janvier c’est sûr je reprends..

 

Et entre les deux, le présent n'a plus de place.

 

Alors mon conseil est simple : ne regarde pas ton espace en te demandant quoi jeter.

Regarde-le en te demandant :

  • Ce qu’il t’empêche de vivre. Inviter des amies à la dernière minute ? Un repos bien mérité en étoile sur le canapé ? Une sensation de légèreté quand tu passes la porte ?

  • Ce que tu veux y vivre. Quelle activité ? Quel sentiment ? Quelle version de toi-même ? Qu’est-ce que tu veux faciliter ?

L'encombrement se dissout beaucoup plus facilement quand on sait ce à quoi on veut faire de la place.

 

Commence par le plus facile.

Un tiroir, une étagere, un dessus de table. Et décide, objet par objet. Parce que l’encombrement adore le flou. Il se nourrit des “on verra” et des “wooye, je vais lâcher ça là”.

Et pour le faire reculer, il n’y a pas besoin de brutalité. Il faut de la clarté.

Désencombrer ce n’est pas dire non à ses objets, c’est se dire oui à soi.

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Trier : pourquoi, comment et quoi ?